Le diabète de type 2 ne touche pas l’île de Montréal de façon uniforme. Il progresse le plus rapidement dans les quartiers qui longent le nord de l’île, et il pèse davantage là où le revenu et la scolarité sont plus faibles – un portrait qui correspond à une grande partie de Montréal-Nord. Le danger tient à son silence : la maladie peut évoluer pendant des années sans le moindre symptôme et, au moment du diagnostic, elle a souvent déjà commencé à affaiblir le cœur, les reins, les yeux et les nerfs. La bonne nouvelle : le diabète de type 2 est en grande partie évitable et très bien maîtrisable dès qu’on connaît ses chiffres.

Un quartier qui mérite qu’on s’y attarde

Le constat est préoccupant. Au Québec, 11,9 % des adultes de 20 ans et plus ont reçu un diagnostic de diabète, une proportion qui grimpe à près de 1 sur 4 après 65 ans. Montréal se situe au-dessus de la moyenne provinciale, et l’écart se creuse à l’intérieur de la ville : la maladie progresse le plus vite dans l’est et le nord de l’île, alors qu’elle demeure plus stable au centre. Plus de 4 cas sur 5 chez l’adulte sont de type 2 – la forme la plus liée au poids, à l’activité, à l’alimentation et aux habitudes, et celle sur laquelle on peut le plus agir.

Pourquoi Montréal-Nord porte une plus grande part du fardeau

Certains facteurs ne se changent pas : avoir 40 ans ou plus, des antécédents familiaux, ou une origine sud-asiatique, africaine, hispanique ou autre à risque plus élevé, bien présentes dans l’arrondissement. D’autres dépendent du contexte. Au Canada, les adultes qui n’ont pas terminé le secondaire sont environ deux fois plus susceptibles d’être diabétiques que les diplômés universitaires, et les deux tiers des adultes diabétiques font aussi de l’hypertension. Surveillez une soif accrue, des envies fréquentes d’uriner, une fatigue constante, une vision embrouillée et des plaies qui guérissent mal – mais bien des gens ne ressentent rien, et c’est précisément pourquoi le dépistage compte.

D’une prise de sang à un rythme quotidien

Le diagnostic est étonnamment simple. Une seule analyse sanguine – glycémie à jeun ou HbA1c – précise votre situation, et le tableau ci-dessous la résume d’un coup d’œil. Quel que soit le résultat, la prise en charge est une routine, pas un événement unique : des repas équilibrés, de l’activité régulière, un poids santé, l’absence de tabac et un suivi constant maintiennent la glycémie dans les cibles et protègent le cœur, les yeux, les reins et les nerfs à long terme.

Connaissez vos chiffres - la HbA1c d’un coup d’œil

Résultat (HbA1c)

Ce que cela signifie

Moins de 6,0 %

Plage normale

6,0 % à 6,4 %

Prédiabète - le moment d’agir

6,5 % ou plus

Diabète - amorcer un plan de prise en charge

Votre équipe en pharmacie, un premier pas à réserver

Pas besoin d’attendre un médecin pour faire le premier pas. Au Québec, votre pharmacien peut évaluer votre risque, vérifier votre glycémie, prescrire et interpréter des analyses de dépistage, et assurer le suivi de votre diabète – plusieurs de ces services sont offerts sans frais.  La prise de rendez-vous ne prend qu’une minute : réservez en ligne et venez avec vos questions.

Prenez rendez-vous dès aujourd’hui pour une évaluation de santé gratuite.

Pharmacie Georges Rizkallah · 6140, boul. Henri-Bourassa Est, Montréal (Québec) H1G 5X3 · 514 324-9931

Sources : Agence de la santé publique du Canada, Le diabète au Canada (sante-infobase.canada.ca/diabete) · INSPQ, Prévalence du diabète et Le diabète à Montréal · MSSS (2022-2023) · Statistique Canada (ECMS) · Diabète Canada · Ordre des pharmaciens du Québec. Services élargis des pharmaciens en vertu de la Loi 31 (2020) et de 2024, c. 31. Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical professionnel.