Ce matin, quelque part à Montréal-Nord, une personne s’est versé un café, est partie travailler et se sentait parfaitement bien — pendant que sa glycémie demeurait discrètement au-dessus de la normale.

C’est là toute la sournoiserie du prédiabète : il s’annonce rarement. Aucune douleur, aucun symptôme évident, aucune sonnette d’alarme. Pourtant, au Canada, plus de 11,9 millions de personnes vivent aujourd’hui avec le diabète ou le prédiabète — environ une sur trois — et beaucoup l’ignorent totalement.

Ce qu'est réellement le prédiabète

Le prédiabète signifie que votre glycémie est plus élevée que la normale, sans être encore assez haute pour parler de diabète de type 2. En coulisses, votre corps peine à utiliser l’insuline, l’hormone qui fait passer le sucre du sang vers les cellules. À mesure que ces cellules cessent d’y répondre — un phénomène appelé résistance à l’insuline —, le glucose s’accumule. C’est un stade précoce, pas une condamnation, et cette distinction change tout.

Pourquoi Montréal-Nord doit y prêter attention

Le diabète ne touche pas le Québec de façon uniforme. En 2022-2023, près de 12 % des adultes québécois avaient un diagnostic de diabète, une proportion qui grimpe à près d’une personne sur quatre chez les 65 ans et plus. Les nouveaux cas se concentrent dans certains quartiers, et Montréal-Nord cumule plusieurs des facteurs de risque les plus lourds à la fois : une population vieillissante, davantage d’embonpoint et d’hypertension, des contraintes financières, ainsi que d’importantes communautés sud-asiatiques, moyen-orientales, africaines, haïtiennes et hispaniques — des groupes qui tendent à développer le diabète de type 2 plus tôt et à un poids plus faible.

Cela pourrait-il vous concerner ?

Le risque augmente après 40 ans, et surtout après 45 ans. Il s’élève avec des antécédents familiaux de diabète, un surplus de poids à la taille, la sédentarité, l’hypertension, un taux de cholestérol élevé, le tabagisme ou une grossesse antérieure marquée par un diabète gestationnel. Le plus troublant : la plupart des personnes prédiabétiques se sentent parfaitement normales. Plus d’une personne sur cinq qui répond déjà aux critères du diabète l’ignore encore. On ne peut pas ressentir sa glycémie ; on ne peut que la mesurer.

Pourquoi agir tôt change tout

Laissé à lui-même, le prédiabète évolue le plus souvent dans une seule direction. Chez les adultes de 45 ans et plus qui en sont atteints, le risque de progression vers le diabète de type 2 au cours de la vie atteint environ 74 %, avec de véritables menaces pour le cœur, les reins, les yeux et les nerfs. Mais voici le message à retenir : le prédiabète est souvent réversible. Dans une étude clinique de référence, les personnes qui ont perdu de 5 à 7 % de leur poids et marché environ 150 minutes par semaine ont réduit leur risque de diabète de type 2 de 58 % — et de 71 % chez les 60 ans et plus.

Nul besoin d’un marathon ni d’une diète draconienne. Cela ressemble à une marche quotidienne, à de plus petites portions de riz et de pain, à plus de légumes et d’eau, à un meilleur sommeil et, si vous fumez, à un plan pour arrêter. De petits changements constants font vraiment une différence.

Connaître vos chiffres, la première étape

Une glycémie à jeun ou un test d’HbA1c — le reflet de votre glycémie moyenne des trois derniers mois — peut révéler un prédiabète bien avant l’apparition de symptômes. Et vous n’avez pas à y voir seul. À la Pharmacie Georges Rizkallah, à Montréal-Nord, votre pharmacien peut examiner vos facteurs de risque, vous expliquer ce que signifient vos résultats, vous orienter vers le bon dépistage et le bon suivi, et vous accompagner dans les changements qui font la plus grande différence.

Le prédiabète n’est pas un échec. C’est un avertissement livré assez tôt pour qu’on puisse agir — une rare seconde chance. Plus tôt vous saurez où vous en êtes, plus vous aurez le pouvoir de changer la suite.

Faites le premier pas dès aujourd'hui.

Prenez rendez-vous pour votre évaluation santé gratuite à la Pharmacie Georges Rizkallah — par téléphone au 514-324-9931 ou en ligne.

Réservez votre évaluation de santé gratuite : https://clixibook.com/hub/services-kami?servicePoint=43

Visitez le centre d’évaluation du diabète et de la santé à la Pharmacie Georges Rizkallah, Montréal-Nord.

RÉFÉRENCES

  • Diabète Canada. Le diabète au Canada : document d’information. Ottawa : Diabète Canada; 2023. (Plus de 11,9 millions de personnes au Canada vivent avec le diabète ou le prédiabète, soit environ une personne sur trois.)
  • Agence de la santé publique du Canada. Le diabète au Canada : rapport interactif sur les principales statistiques. Infobase de la santé; mise à jour en 2025. (Prévalence du prédiabète d’environ 6,3 % chez les adultes de 20 à 79 ans; risque à vie d’environ 74 % de progression vers le diabète de type 2 chez les adultes de 45 ans et plus; 22,5 % des personnes répondant aux critères diagnostiques du diabète ignorent qu’elles en sont atteintes.)
  • Statistique Canada. Le diabète chez les adultes canadiens. StatsCAN Plus; 2023. (Données sur la prévalence et la connaissance du diagnostic, selon l’Enquête canadienne sur les mesures de la santé.)
  • Ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS). Taux de prévalence du diabète, 2022-2023. (11,9 % des Québécois âgés de 20 ans et plus ont reçu un diagnostic de diabète; cette proportion atteint 23,9 % chez les personnes de 65 ans et plus.)
  • Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Portrait du diabète dans la population québécoise – Prévalence du diabète. (Présente les variations régionales et par quartier de l’incidence et de la prévalence du diabète au Québec.)
  • Diabetes Prevention Program Research Group. Reduction in the Incidence of Type 2 Diabetes with Lifestyle Intervention or Metformin. New England Journal of Medicine; 2002. Étude appuyée par le National Diabetes Prevention Program des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis. (Une intervention sur les habitudes de vie réduit le risque de développer un diabète de type 2 de 58 %, et de 71 % chez les adultes de plus de 60 ans. Les objectifs incluaient une perte de poids de 5 à 7 % et au moins 150 minutes d’activité physique par semaine.)
  • Direction régionale de santé publique de Montréal. Regard sur la santé de la population montréalaise. (Met en évidence la concentration des maladies chroniques ainsi que les écarts d’espérance de vie entre les différents territoires de Montréal.)
  • Ordre des pharmaciens du Québec (OPQ). Loi 31 – Les activités professionnelles du pharmacien. (Décrit le champ d’exercice et les activités professionnelles autorisées des pharmaciens communautaires au Québec.)