
Si votre vol d’été est un retour au pays plutôt que des vacances, votre profil de risque n’est pas le même—et les chiffres sont sans détour. Chez les voyageurs québécois, les personnes qui rendent visite à des proches représentent 94,4 % des cas déclarés de fièvre typhoïde, 56,9 % des cas d’hépatite A et 52,9 % des cas de paludisme. Mêmes aéroports. Exposition très différente.
La santé publique appelle ce groupe les voyageurs VFR. Ce n’est pas un jugement : c’est un constat, et c’est ce constat qui change la trousse.

POURQUOI LE RISQUE EST PLUS ÉLEVÉ
Cinq différences qui changent tout
Vous logez chez la famille plutôt que dans un hôtel climatisé et moustiquaire. Vous mangez la cuisine maison et buvez ce que tout le monde boit. Vous restez des semaines, pas des jours : l’exposition s’additionne. Vous allez au village, pas dans la zone hôtelière. Et parfois vous partez en 48 heures parce qu’un proche est malade ou décédé—précisément le moment où personne ne prend rendez-vous en santé-voyage.

LE MYTHE LE PLUS COÛTEUX
« Je suis né là-bas, je suis immunisé »
Avoir grandi là où circule le paludisme a bel et bien bâti une immunité partielle. Elle s’estompe aussi après quelques années passées ailleurs. De retour sur place, vous êtes exposé comme n’importe quel visiteur—et votre risque de forme grave est plus élevé, justement parce que cette protection a disparu. Les voyageurs VFR courent environ 4,5 fois le risque de paludisme des touristes et 7 fois le risque d’un diagnostic de typhoïde. Chez les enfants qui voyagent ainsi, seulement 26 % avaient reçu un avis avant le départ.

CE QU’ON MET DANS LA TROUSSE
Bâtissez-la pour le voyage que vous faites vraiment
- Vos propres ordonnances. Plus qu’assez pour tout le séjour—la formulation d’Ottawa est voulue : une bonne trousse couvre vos conditions plus longtemps que la durée du voyage. Contenants d’origine étiquetés, bagage à main uniquement.
- Ce que votre destination exige. Des antipaludiques si recommandés—achetés au Canada, où la qualité est assurée. Les vaccins vérifiés pour chaque voyageur, y compris les enfants nés ici.
- La couche « estomac ». Antidiarrhéique et sels de réhydratation orale. La diarrhée du voyageur demeure la maladie de voyage la plus fréquente.
- La protection contre les piqûres. Insectifuge à DEET ou à icaridine, et moustiquaire au besoin—même si la famille que vous visitez n’en utilise pas.
- Les papiers. Copies d’ordonnances, carnets de vaccination, preuve d’assurance voyage. La RAMQ ne rembourse pas les médicaments achetés hors Québec, même sur ordonnance.
LE MOMENT
Six semaines, et une chose de plus au retour
Le gouvernement du Canada recommande une consultation de préférence six semaines avant le départ—les vaccins ont besoin de ce délai. Et au retour, n’oubliez pas la suite : si une fièvre apparaît dans l’année suivant un séjour en zone de paludisme, consultez et dites où vous avez voyagé. Cette phrase a sauvé des vies.

À dire clairement
La famille que vous visitez ne prend peut-être aucune précaution. Ce n’est pas une preuve que vous n’en avez pas besoin. Son historique d’exposition n’est plus le vôtre.
COMMENT NOUS AIDONS
L’arrêt avant l’aéroport
À la Pharmacie Georges Rizkallah—Accès Pharma, dans le Walmart de Montréal-Nord—notre équipe peut réviser vos ordonnances pour toute la durée du séjour, imprimer la liste de médicaments que vous voudrez à la frontière, discuter de ce que votre destination exige réellement, vérifier les carnets de vaccination de la famille et bâtir une trousse adaptée au voyage que vous faites—pas une trousse générique.
Six semaines avant, c’est l’idéal. Aujourd’hui vaut mieux que la salle d’embarquement.
Prenez rendez-vous avec notre équipe avant de partir.
Pharmacie Georges Rizkallah — Accès Pharma, Walmart Montréal-Nord
Prenez rendez-vous par Clixibook : https://clixibook.com/hub/services-kami?servicePoint=43
SOURCES / RÉFÉRENCES
1. Bui Y, Trépanier S, Milord F., et coll. Cas de paludisme, d’hépatite A et de fièvre typhoïde chez les voyageurs rendant visite à des amis et à de la famille (VFR), Québec (Canada). Journal of Travel Medicine — Registre québécois des maladies à déclaration obligatoire, 2004–2007 : les voyageurs VFR représentaient 94,4 % des cas de fièvre typhoïde, 56,9 % des cas d’hépatite A et 52,9 % des cas de paludisme chez les voyageurs québécois. De plus, 40 % des cas chez les VFR concernaient des personnes de moins de 20 ans, comparativement à moins de 6 % chez les autres voyageurs.
2. Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV/CATMAT), Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Déclaration sur les voyageurs qui prévoient rendre visite à des amis et à de la famille (VFR) : les voyageurs VFR présentent un risque plus élevé de maladies liées au voyage. Selon le réseau GeoSentinel, ils avaient sept fois plus de risque de recevoir un diagnostic de fièvre typhoïde que les voyageurs touristiques. Seulement 26 % des enfants voyageurs VFR avaient reçu des conseils de santé avant leur départ.
3. CCMTMV / ASPC. Recommandations canadiennes pour la prévention et le traitement du paludisme — Chapitre 5.5 (Migrants et personnes rendant visite à des amis et à de la famille). Les voyageurs VFR présentent un risque de paludisme pouvant être jusqu’à 4,5 fois plus élevé que les voyageurs touristiques. La perte de l’immunité partielle après plusieurs années à l’étranger augmente également le risque de développer une forme grave de la maladie.
4. Gouvernement du Canada — Voyage.gc.ca. Voyager pour rendre visite à des amis et à de la famille. Les voyageurs VFR effectuent souvent des séjours plus longs, consomment davantage d’aliments locaux et d’eau non traitée et consultent moins fréquemment un professionnel de la santé avant le départ. Il est recommandé d’acheter les médicaments antipaludiques au Canada, de consulter rapidement en cas de fièvre jusqu’à un an après un séjour dans une région où le paludisme est présent et de prendre rendez-vous avec un professionnel de la santé, idéalement au moins six semaines avant le départ.
5. Gouvernement du Canada — Voyage.gc.ca. Trousse de santé de voyage (mise à jour le 28 juillet 2025) et Voyager avec des médicaments. La trousse de santé devrait contenir une quantité suffisante de médicaments pour traiter les problèmes de santé existants pendant une période plus longue que la durée prévue du voyage. Les médicaments doivent être transportés dans leur contenant d’origine portant l’étiquette de la pharmacie, accompagnés d’une copie de l’ordonnance indiquant le nom générique et le nom commercial.
6. Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ). Connaître les services couverts hors Québec. Les médicaments achetés à l’extérieur du Québec ne sont pas remboursés, même s’ils sont prescrits par un médecin. Il est fortement recommandé de souscrire une assurance voyage privée avant le départ.
7. Agence de la santé publique du Canada (ASPC) / CDC Yellow Book. Diarrhée du voyageur. La diarrhée du voyageur demeure la maladie liée aux voyages la plus fréquente. Les taux de survenue varient selon la destination.