Le diabète ne tombe pas également sur la ville. Sur le territoire de santé qui couvre Montréal-Nord et Ahuntsic, 9 % des personnes vivent avec le diabète, contre 8 % pour l’ensemble de Montréal. L’hypertension y touche 22 % des gens, contre 20 %. Sur papier, l’écart paraît mince. À l’échelle d’un arrondissement, ce sont des milliers de voisins.

Et l’écart se creuse. Les analyses de l’INSPQ montrent que le diabète progresse plus rapidement dans l’est de Montréal et dans les quartiers qui longent le nord de l’île, alors que la situation est plus stable dans les quartiers centraux.

Pourquoi il passe inaperçu

Le diabète de type 2 est patient

Il représente 90 à 95 % des cas diagnostiqués chez l’adulte et s’installe lentement : la glycémie peut monter pendant des années avant d’être assez élevée pour causer un symptôme. Au pays, 22,5 % des personnes qui répondent déjà aux critères diagnostiques l’ignorent. C’est pourquoi les signes qui suivent comptent : ce sont souvent les premiers qu’on remarque.

La liste

Dix signes, trois familles

Ce que vous ressentez chaque jour

1. Une soif inhabituelle

2. Uriner plus souvent, en particulier la nuit

3. Une fatigue qui persiste malgré le repos

4. Une faim qui ne passe pas

Ce que vous mettez sur le dos d’autre chose

5. Une vue qui se brouille par moments

6. Des plaies longues à se refermer

7. Des infections à répétition—levures, urinaires ou cutanées

Ce qui se voit sur le corps

8. Des fourmillements dans les mains ou les pieds

9. Un poids qui change sans raison, en plus ou en moins

10. Des plaques de peau foncée et veloutée au cou ou aux aisselles

La règle à retenir

Seul, un signe ne veut peut-être rien dire. Deux ou trois ensemble méritent une prise de sang—pas un « on verra bien ».

Qui porte le plus de risque

Les origines comptent, les conditions aussi

La prévalence ajustée selon l’âge atteint 16 % chez les personnes d’origine sud-asiatique, 13,3 % chez les personnes noires et 12,5 % chez les personnes d’origine arabe ou du Moyen-Orient—des chiffres qui parlent directement à un arrondissement aussi diversifié. Le diabète est aussi deux fois plus fréquent chez les personnes moins scolarisées ou moins bien nanties au Canada. Ces écarts reflètent des conditions de vie, pas des destins : l’INSPQ estime que si tous les Québécois avaient la prévalence du groupe le plus favorisé matériellement, environ 135 000 personnes de moins vivraient avec le diabète.

Ce qu’il faut faire

Deux minutes aujourd’hui

Répondez au questionnaire CANRISK de l’Agence de la santé publique du Canada—gratuit, en ligne, deux minutes. Demandez une analyse d’HbA1c : une seule prise de sang, où 6,5 % ou plus signifie un diabète et de 6,0 % à 6,4 %, un prédiabète—l’étape où l’issue vous appartient encore. Et faites vérifier votre tension par la même occasion : 67,4 % des adultes canadiens atteints de diabète font aussi de l’hypertension.

Comment nous aidons

Une pharmacie là où vous faites déjà vos courses

Nul besoin d’un hôpital pour commencer. À la Pharmacie Georges Rizkallah—Accès Pharma, dans le Walmart de Montréal-Nord—notre équipe peut évaluer votre risque avec vous, expliquer ce que signifie un résultat d’HbA1c, vérifier votre tension, réviser vos médicaments et vous diriger vers un médecin lorsque c’est la bonne étape suivante. Dans la langue où vous êtes le plus à l’aise, tout près de chez vous.

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N’attendez pas qu’un symptôme parle en premier.

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Sources / Références

  1. Direction régionale de santé publique de Montréal. Regard sur la santé de la population montréalaise / Portraits de santé de Montréal et de ses CIUSSS (2025) : RLS Ahuntsic et Montréal-Nord — prévalence du diabète de 9 % (Montréal : 8 %), de l’hypertension artérielle de 22 % (Montréal : 20 %), de l’asthme de 10,9 % (Montréal : 10,5 %) et de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) de 8,6 % (Montréal : 7,7 %).

  2. Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Le diabète à Montréal : un problème qui continue de prendre de l’ampleur — La prévalence du diabète est plus élevée à Montréal que dans le reste du Québec. Les inégalités continuent de s’accentuer, avec une progression plus rapide dans l’est de Montréal et dans les arrondissements situés au nord de l’île.

  3. Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Portrait du diabète dans la population québécoise âgée d’un an et plus — Le diabète est environ deux fois plus fréquent chez les personnes ayant un faible niveau de scolarité ou un faible revenu. Environ 135 000 personnes de moins vivraient avec le diabète si l’ensemble de la population présentait le même taux de prévalence que le quintile le plus favorisé sur le plan matériel. De 90 % à 95 % des cas diagnostiqués chez les adultes sont des diabètes de type 2.

  4. Agence de la santé publique du Canada – Infobase de la santé. Le diabète au Canada : rapport interactif sur les principales statistiques (2025) — 22,5 % des adultes âgés de 20 à 79 ans répondant aux critères diagnostiques ignoraient qu’ils étaient atteints du diabète (2007–2019). En 2023–2024, 67,4 % des adultes de 20 ans et plus vivant avec le diabète avaient également reçu un diagnostic d’hypertension.

  5. Diabète Canada. Diabète de type 2 – Signes et symptômes; Lignes directrices de pratique clinique (seuils de l’HbA1c : prédiabète : 6,0 % à 6,4 %; diabète : ≥ 6,5 %); Le diabète au Canada – Document d’information — Prévalence normalisée selon l’âge de 16 % chez les adultes d’origine sud-asiatique, 13,3 % chez les adultes noirs, 12,5 % chez les adultes d’origine arabe ou ouest-asiatique, 8,8 % chez les adultes d’origine est-asiatique ou sud-est asiatique et 5,7 % chez les adultes d’origine latino-américaine.

  6. Agence de la santé publique du Canada. CANRISK – Questionnaire canadien d’évaluation du risque de diabète.